|
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Un enseignement supérieur rénové
Deux
grands objectifs ont été retenus :
- Adapter l’offre de formation au nouveau contexte
de l’enseignement supérieur
- Améliorer l’efficience dans l’utilisation
des ressources
1.
L’offre de formation a besoin d’être revue en
profondeur
En
premier lieu, l’enseignement supérieur va être
adapté à un environnement académique sous-régional
et international : (i) en initiant une politique
de formation d’enseignants qualifiés, motivés
et en nombre suffisant, (ii) en renforçant les
capacités pour l’assurance qualité aux niveaux
national et sous-régional notamment.
En
second lieu, de nombreuses mesures vont être
poursuivies ou lancées pour améliorer la qualité
de l’offre de formation : (i) réforme des programmes
en vue d’instituer le système Licence, Mastère,
Doctorat (LMD), (ii) réorganisation des structures
et des formations dispensées, en particulier
la formation des professeurs du niveau secondaire
qui est l’une des principales activités des
établissements publics d’enseignement supérieur,
(iii) mise en place d’instruments et de procédures
de pilotage des établissements fondée sur des
évaluations internes et externes a posteriori,
(iv) appui aux universités privées pour améliorer
leur offre de formation et (v) offre de soutien
pédagogique aux enseignants.
En
troisième lieu, la gestion des flux d’étudiants
sera au centre des préoccupations en diversifiant
les filières tout en mettant en place des critères
d’accès et d’admission fondés sur le mérite,
l’équité et les capacités d’accueil. L’objectif,
pour 2016, est d’accueillir 33 000 étudiants
(public et privé avec une plus grande part au
privé). En liaison directe avec la gestion des
flux, les conditions d’octroi des bourses et
d’accès aux services sociaux seront revues de
manière qu’à terme (2016) les dépenses sociales
soient inférieures aux dépenses courantes académiques
alors qu’elles représentent 59% du total en
2009.
En
quatrième lieu, la recherche scientifique et
technologique va être redynamisée en vue d’arriver
à une recherche de qualité fondée sur la pertinence,
l’innovation et la compétitivité au service
du développement économique et social du pays.
Ceci passe par des modifications structurelles
(création de la Commission pour la Science,
la Technologie et la Recherche) et par l’insertion
dans des ensembles plus vastes sous-régionaux
et régionaux afin d’intensifier les collaborations
et les spécialisations. Parallèlement, une ou
deux écoles doctorales vont être créées et des
ressources documentaires de qualité mises à
la disposition des étudiants, des enseignants
et des chercheurs.
Enfin,
l’enseignement supérieur va s’ouvrir à des activités
nouvelles tournées vers la société : formation
continue, expertise et conseil, rédaction de
manuels pour l’enseignement secondaire, etc..
Ces
adaptations devraient être réalisées plus facilement
grâce à la mise en place de la Commission Nationale
de l’Enseignement Supérieur.
2.
Les ressources vont être utilisées de manière
plus efficiente. Les
établissements d’enseignement supérieur vont
se doter progressivement d’outils de gestion
moderne de leurs activités académiques et administratives,
ce qui conduira à une meilleure maîtrise des
dépenses : organisation de formations peu consommatrices
de ressources, filières de formation sous-régionales,
ouverture intermittente de filières, formation
à distance, etc.. De plus, les procédures informatisées
qui se mettent en place concerneront le domaine
académique (gestion du cursus de l’étudiant),
la gestion financière et budgétaire, la gestion
des salles de cours, etc..
|