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LE CONTEXTE GENERAL
Le Conflit civil que le Burundi a connu pendant
presque 13 ans a eu des conséquences très néfastes
sur le secteur éducatif : baisse de la scolarisation,
destruction et pillage de nombreuses écoles,
pertes importantes d’enseignants qualifiés.
De plus, la crise a laissé dans son sillage
une génération entière de jeunes gens qui ont
eu un accès limité à l’éducation et qui sont
en marge du tissu social, ainsi que de nombreux
déplacés, orphelins, enfants de la rue et anciens
enfants soldats. A tous ces groupes s’ajoutent
les nombreux rapatriés dont certains sont sans
référence. Par ailleurs, la violence sexuelle
à l’égard des femmes et des filles est très
préoccupante car elle augmente. Bien plus, la
prévalence du VIH/SIDA a augmenté, passant de
3,5% dans la population adulte en 2002, à 4,2%
en 2006, avec les taux les plus élevés chez
les jeunes femmes.
En matière économique,
l’aide extérieure accordée par les partenaires
au développement sera toujours cruciale pour
le pays qui vient de bénéficier de la remise
de la dette dans le cadre de l’initiative PPTE.
Actuellement, les subventions extérieures représentent
plus de la moitié des recettes publiques courantes
et financent environ 80% des dépenses publiques
d’équipement, y compris dans l’éducation.
Pour
maintenir ces niveaux élevés d’appui et conformément
aux engagements pris dans le cadre de la Déclaration
de Paris sur l’efficacité de l’aide, le présent
plan sectoriel offre un cadre crédible aux partenaires
pour s’aligner sur les priorités de développement
et coordonner leur appui. Il vise également
à améliorer l’efficacité de l’aide à travers
une meilleure gouvernance et une gestion financière
plus efficiente.
Les priorités du plan sectoriel s’inspirent
du CSLP, ainsi que des dispositions constitutionnelles
et des engagements internationaux pris en vue
de la réalisation des Objectifs du Millénaire
pour le Développement et, dans toute la mesure
du possible, des objectifs de l’initiative «
Education pour tous ».
Enfin, en décembre 2006, dans sa lettre de politique
éducative, le Gouvernement a adopté les cinq
objectifs suivants pour 2015 :
- Atteindre
l’achèvement universel du cycle primaire
en 2015
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- Gérer
de manière contrôlée les flux d’élèves
au-delà du primaire
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Améliorer la qualité et la pertinence
de l’enseignement public
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- Garantir
un système éducatif équitable
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- Assurer
une meilleure efficience dans l’utilisation
des ressources
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Au
cours des dernières années, de nombreuses réalisations
ont été observées à tous les niveaux du système
éducatif. Malgré cela, le présent plan doit
relever beaucoup de défis qui ont été identifiés
lors du diagnostic du secteur éducatif réalisé
en 2005/2006 et qui demeurent d’actualité. En
effet, d’un point de vue opérationnel, il se
pose six défis transversaux à tous les niveaux
de l’éducation, à savoir : l’inégalité de l’accès,
la qualité de l’enseignement, la gouvernance
et la gestion, l’implication de la société civile,
la lutte contre le VIH/SIDA et le financement.
En fonction de la nature de ces questions, leur
ordre de priorité et les stratégies proposées
varient selon le niveau de l’éducation concerné. |
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